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Bérangère
Maximin a été consultante lors
de la sélection des oeuvres de ce premier
CD d'Elektramusic. Elle y participe avec sa
dernière création "Tant
que les heures passent".
Tant que les heures passent
durée 12'00
Elektramusic Electroacoustic
Music Volume 01 CD - piste 02
(d’après l’œuvre poétique
de V. Maïakovski)
Ce que j’ai découvert en lisant
l’Oeuvre poétique de Vladimir Maïakovski
se trouvait loin de ce que je m’étais
imaginé, de ce que j’avais retenu
des commentaires politiques précédant
mes lectures. Ce mélange trouble d’exultation
et d’intériorité, d’excentricité
et de fureur, dans une forme qui me parle, avait
tout pour satisfaire mon goût pour les
contrastes.
Mais ce qui m’a surtout marqué
est d’avoir fait la connaissance d’un
homme véritablement torturé, de
ces torturés auxquels on s’attache
et qui, par leur façon d’être,
vous font les aimer, les admirer d’une
manière toute particulière et
profonde. Première rencontre avec ce
type de personnage, plus complexe que la figure
galvaudée de l’artiste maudit,
froid de première apparence, agressif,
provocateur, raide, qui ne m’ait pas répugnée.
Je ne me suis pas détournée de
la vision de ces images brutes, sauvages par
lesquelles s’expriment les malaises, les
souffrances d’un homme dans une société
transmuée par lui en bête sanguinaire
ou en tas de graisse difforme. Car c’est
avec cette même ardeur ou au bord de cette
même folie, avec cette force d’expression,
cette forme d’écriture directe,
qu’il exprime dans un même temps
son attachement à l’humanité,
laisse aussi se révéler les signes
de sa vulnérabilité et ceux de
son espérance. Dans ce besoin de se travestir
sans cesse, d’imaginer mille situations
où il se met en scène, se dresse,
extravagant et sauvage, devant une foule massive
ou au contraire réduite à de sèches
caricatures, transparaît, dans la poésie
de Maïakovski, un amour sans borne pour
l’Etre humain et pour ce qu’il parvient
à découvrir sur lui-même.
C’est à cette force singulière,
cet être sensible d’une beauté
fulgurante que je dédie cette musique.
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Bérangère Maximin est née
en 1976. Elle passe son enfance dans le pays natal
de sa mère, l’Ile de la Réunion
et s’installe en Métropole en 1991.
Après des études littéraires
et musicales, elle entre dans la classe de composition
acousmatique de Denis Dufour au CNR de Perpignan
et obtient la médaille d’or en 1999.
Peu après, elle effectue une résidence
au Groupe de Musique Electroacoustique de Cuenca
en Espagne avec le soutien de la Sacem. En 2002,
avec l’aide du Centre Culturel Français
en Ukraine, l’installation plastique et
sonore, "Anamorphosis," conçue
avec son mari, le plasticien Anton Yakutovych,
est exposée à La Maison des artistes
de Kiev.
En 2004 et 2005, Bérangère Maximin
réalise les musiques des pièces
de danse de la chorégraphe américaine
Jocelyne Danchick ("Breath Cycle"
2004 20 mn, "Transplant" 2005
30 mn]. Elle est également l’auteur
de la musique du film expérimental du vidéaste
Mickaël Roulier, "Encre Noire"
(France, 23mn, 2005, sélection en compétition
du festival Vidéoformes de Clermont-Ferrand).
L’Ina-GRM lui a passé commande d’une
œuvre qui sera créée en concert
lors de la saison Multiphonies de Radio
France en 2006.
Bérangère Maximin-Yakutovych assiste
depuis trois ans Denis Dufour dans la direction
de Motus (structure de production de concerts
et d’éditions musicales) et du festival
international d’art acousmatique Futura.
Bérangère Maximin compose dans son
studio personnel le Home Sweet Home Studio. Ses
œuvres sont données à entendre
dans des festivals et concerts en France et à
l’Etranger : le Glaz’art (Paris),
la Péniche Opéra (Paris), le Regard
du Cygne (Paris), le festival de poésie
sonore Brûlures des Langues (Paris), les
Festivals internationaux Futura (Crest), Synthèses
(Bourges), Musicacoustica de Beijing (Chine),
Fringe de Dublin (Irlande), les concerts aux Universités
de Fullerton et Berkeley (USA). Ses créations
ont également fait l’objet de passages
radios en France, Hongrie, Italie, Pays-Bas, USA…
Elle a reçu la mention d’honneur
de la Fondation Russolo-Pratella de Varèse
[Italie] en 1998 et au concours hongrois EAR en
2003.
Son catalogue se compose entre autres des œuvres
: Rituel des poupées cassées
[Opus 2], Salem pepsy joke [Opus 3],
Biotrope [Opus 5], Trix sistra
[Opus 7], Matteo [Opus 9], Les choses
suspendues/las cosas colgadas [Opus 12],
Boudmo [Opus 15], Il a failli faire
beau [Opus 16], Précis d’errance
[Opus 18], Mécanique des ombres
[Opus 21].
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